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La Fête du Livre 2018 au lycée Jean Monnet

Par admin CHEYNET, publié le mercredi 31 octobre 2018 10:00 - Mis à jour le mercredi 31 octobre 2018 10:04
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Le vendredi 12 octobre, à l'occasion de la Fête du Livre et dans le cadre des rencontres organisées par la Ville de Saint-Étienne, le lycée Jean Monnet a accueilli trois auteurs : deux romanciers et une essayiste.

Frédéric Couderc, ancien reporter, a écrit plusieurs romans dont la trame s'inscrit dans l'histoire récente d'un pays et le dernie Aucune pierre ne brise la nuit, évoque les Argentins disparus sous la dictature de Videla. « La rencontre des élèves de Terminale Euro Espagnol et ES avec Frédéric Couderc, écrit Madame Makhlouf, professeure d'espagnol, leur a permis de découvrir comment il utilise des faits historiques (la dictature argentine, que les élèves ont étudiée en classe de première) pour écrire un roman. Ils ont notamment pu percevoir en quoi le travail d’enquête et de documentation sont nécessaires à l’écrivain. »

Delphine Peras, journaliste à L'Express, a présenté le dernier roman de Gaëlle Josse, Une longue impatience, comme son « coup de cœur de la rentrée littéraire ». Ce coup de cœur a manifestement été partagé par le jury littéraire Charles-Exbrayat qui vient d’en faire la lauréate de son prix 2018. Les élèves de 2° 1 font partie des 3 classes ligériennes qui attribueront en avril 2019 le prochain prix Exbrayat des Lycéens : Gaëlle Josse sera-t-elle également leur lauréate ?

Ils ont en tous cas lu son roman et l’ont rencontrée ce vendredi matin à l’Hôtel de Ville avant de l’accueillir l’après-midi dans le local de la Maison des Lycéens : « La rencontre, écrit Monsieur Bellet, professeur de Français, a créé un lien à la fois simple et fort avec la romancière. Ce n'est pas rien de rendre plus naturel et simple le rapport à la culture et en particulier à la littérature. J'ai vu grandir aussi l'esprit de curiosité et la créativité de nombreux élèves de 2nde 1 qui ont vraiment très bien réussi à rendre l'atmosphère du roman dans une mise en espace - lecture, jeu d'acteur, bande son - présentée à l'Hôtel de Ville devant les écrivains et un public nombreux. Quelle fierté de découvrir leur autonomie et le très bon esprit de groupe que cette aventure a suscité ! Le temps convivial que les élèves ont proposé l'après-midi autour d'un thé ou d'un jus de fruit a permis des échanges souvent profonds avec Gaëlle Josse et le responsable commercial de sa maison d'édition. Les élèves ont su bien préparer ce temps de questions mais aussi se répartir les tâches pour créer, là encore, une atmosphère originale: réservation de la MDL, ajustement de l'espace, préparation et service des boissons, bande sonore... J'espère que cette belle cohésion de la classe va demeurer et sera féconde pour travailler mieux cette année. »

Marylin Maeso, professeure de philosophie, vient de publier Les conspirateurs du silence, que Le Nouveau Magazine Littéraire présente comme « un vif essai [où elle] analyse les stratégies de débat à l'ère des réseaux sociaux. Essentialisme, autocensure, insulte, procès d'intention... Ou comment Twitter est devenu une machine à broyer le dialogue au profit de la polémique. » « L'étude des travaux et du livre de Marylin Maeso, écrit Madame Garcia professeure d’Histoire-Géographie et d’Enseignement Moral et Civique (EMC), sa rencontre surtout, a permis aux élèves de Terminale L et de 1re STIDD de s'interroger sur les usages des réseaux sociaux, notamment à travers la question de l'identité sur ces réseaux et de la violence. Les élèves ont pris conscience de l'abysse séparant débat et polémique, et de la quasi inexistence du premier sur ces réseaux, voire dans la vie quotidienne. Beaucoup pensaient qu’on peut compter les points dans un débat et qu’il y a toujours un vainqueur. Marylin Maeso a su avec finesse leur faire sentir combien la définition socratique est plus porteuse de sens. En outre, son exemple a amené les élèves à prendre de la distance face à ses outils pour adopter une attitude de chercheur face aux réseaux sociaux. Marylin Maeso leur a montré comment les analyser et les questionner, mettant à jour les mécanismes d'étiquetage très prégnants dans la société.

Enfin, rencontrer une femme jeune et philosophe ouvre des possibles pour des élèves pour qui le livre est parfois perçu comme un objet très éloigné d'eux. Dans ce cas précis, certains ont pu constater que, cette femme qui écrit, "elle est de notre génération !" ».